L'Angleterre, le Portugal puis l'Espagne
Après le traité de Tilsit, la Russie intègre le blocus continental contre l'Angleterre. Le Blocus est total. Enfin presque. Le seul problème, le Portugal continue de commercer avec les Anglais. Le maréchal Junot s'empare de Lisbonne, la famille royale fuit, et les ports sont bloqués. Pour Napoléon, le problème est réglé. Sauf qu'en Espagne, deux candidats se disputent le trône et la menace de la guerre civile est constante. L'Empereur des Français tente de s'en mêler mais la situation tourne mal. Les deux souverains sont emprisonnés et Joseph Bonaparte, le frère de Napoléon, est installé sur le trône. Les Espagnols s'indignent de ce coup-d'état et le pays s'embrase, vite suivi par le Portugal. Après avoir eu la confirmation de l'intervention du tsar de toutes les russies en cas d'attaque autrichienne, Napoléon envoie les troupes postées en Allemagne en Espagne. La Grande Armée écrase la rébellion, s'ouvre les portes de Madrid le 30 novembre 1808 à la bataille de Somosierra et le 4 décembre, Napoléon entre dans la capitale espagnole. Ce qu'il ignore, c'est que la guerre d'Espagne va durer 6 ans et va coûter une énorme quantité de soldats à l'Empire.
Charge des lanciers polonais à Somosierra le 30 novembre 1808 (wikipédia)
Défaite française de Buçaco le 27 septembre 1810 au Portugal
Le réveil autrichien et la défaite d'Essling
Informé de l'embourbement de la Grande Armée et de ses meilleures troupes en Espagne et désireux de venger l'humiliation d'Austerlitz, François II, empereur d'Autriche, déclare la guerre à la France le 9 avril 1809 et envahit la Bavière, alliée de Napoléon 1er. Contraint de se mobiliser rapidement, l'Empereur part en campagne avec des soldats inexpérimentés. Il bat cependant grâce à son génie tactique et aux erreurs autrichiennes son ennemi à Abensberg, à Ratisbonne, à Eckmühl, et s'empare de la capitale de l'Autriche, Vienne, le 13 mai 1809. Cependant, celui que les coalisés surnomment "l'Ogre" est battu pour la première fois personnellement à Essling les 21 et 22 mai par l'Archiduc Charles d'Autriche.
Sauvez l'armée française du désastre !
Wagram, Napoléon regagne son prestige
Réussissant à tromper Charles d'Autriche, il quitte l'île de Lobau où il s'était refugié avec son armée après l'échec d'Essling. Il engage les Autrichiens qui l'attendent sur un plateau nommé Wagram. Durant deux jours, les 5 et 6 juillet 1809, la Grande Armée engagent 130 000 autrichiens avec 150 000 soldats. La bataille restera indécise pendant un certain temps avant que l'Empereur des Français perce le centre ennemi. Le 14 octobre 1809, le traité de Vienne est signé, mettant fin à la campagne. 100 000 Français et 230 000 Autrichiens y perdirent la vie, furent blessés ou prisonniers, deux tiers de ces pertes eurent lieux à la bataille de Wagram et à Essling.
Victoire meurtrière de Wagram le 5 et 6 juillet 1809
La défaite d'Essling a des conséquences terribles. En Europe, on découvre que le "Prince des Batailles" n'est pas invincible. Mais il faudra attendre 3 ans avant qu'un pays allié se retourne contre l'Empire.