Campagne de Pologne
Suite à ses écrasantes victoires contre la Prusse, Napoléon fait volte-face pour combattre la Russie. Il capture Varsovie le 19 décembre 1806 où les Polonais, qui voient en lui un protecteur, l'accueillent comme un bienfaiteur. La Grande Armée vole de capture en capture jusqu'au 7 février 1807 où l'armée russe de Bennigsen oppose une farouche résistance.
Démontrez votre génie à Eylau
D'EYLAU
Eylau, le carnage
Le 7 et 8 février 1807, Napoléon 1er, Empereur des Français, affronte l'armée russe, commandée par le général Bennigsen près d'un village nommé Eylau. La bataille d'Eylau est indécise et meurtrière: près de 60 000 morts, blessés ou prisonniers dans les deux camps. Napoléon 1er n'obtient pas la grande victoire qu'il espérait, il reste maître du terrain mais au prix d'un tiers de son armée. Ce fut la première mi-victoire de la Grande Armée.
La meurtrière bataille d'Eylau, où de nombreux faits d'armes eurent lieux: la charge des 80 escadrons, l'offensive de la Garde Impériale...
Heilsberg, l'armée russe recule
Le 10 juin 1807, Napoléon attaque les solides positions russes de Bennigsen, qui fuit depuis la bataille d'Eylau, à Heilsberg. Les assauts français, très coûteux, ne parviennent pas à emporter la position. Bennigsen évacue néanmoins Heilsberg dans la nuit et poursuit sa retraite. Les deux armées perdent 10 000 soldats chacune.
Lettre de Louis BRO (1781-1844), capitaine du 7e régiment de Hussards à sa mère, 10 jours après la bataille d'Heilsberg
Friedland, l'Austerlitz réincarné
Le 13 juin 1807, le corps d'armée du maréchal Lannes engage 80 000 russes du général Bennigsen avec environ 18 000 soldats. Seulement, 20 000 Russes sont de l'autre côté de la rive, ce qui soulage le maréchal français. Pendant 24 heures, les Russes ne réussiront pas à passer les lignes françaises. Le 14, au matin, le gros de la Grande Armée débarque avec 80 000 soldats. Ce que le général russe appelait "une aubaine" au début va finalement se transformer en catastrophe: le pont de Friedland prend feu, coupant la retraite à 10 000 russes. L'armée du tsar subit près de 30 000 pertes, blessés ou prisonniers. Quant à Napoléon 1er, dont l'avant-garde s'était heurté à une armée 3 fois plus nombreuse, s'en sort avec 10 000 morts ou blessés. La bataille de Friedland est l'un des plus grands chefs d'oeuvres du maréchal Lannes, est aussi le 7e anniversaire de la bataille de Marengo et scelle la fin de la Quatrième Coalition.
La victoire de Friedland, par Horace Vernet (wikipédia)
Le 7 au 9 juillet 1807, Napoléon 1er et Alexandre 1er signent le traité de Tilsit. En 1807, hormis l'Angleterre, l'Europe est napoléonienne.