L'exil à l'île d'Elbe
Le 16 avril 1814, Napoléon 1er, abdique à Fontainebleau. Alors qu'il s'exile sur l'île d'Elbe, en France, Louis XVIII écarte Napoléon II, le fils de l'Empereur déchu. Voulant au début unir la nation, le roi va accumuler les erreurs: maintient des droits réunis (taxes), licenciement d'une partie de l'armée, réduction des soldes, retour à l'Ancien Régime... Puis, Napoléon, qui compte encore sur beaucoup de fidèles, apprend que le Congrès de Vienne, qui regroupe tous les pays d'Europe, veut l'envoyer sur une île en Atlantique. Il réunit les grognards de la Garde Impériale qui l'ont accompagné (environ 1000), construit des barques, et prend la mer, direction, la France, où il y débarque le 1er mars, à Golfe-Juan. La période des Cents-Jours commence.
Le retour de "l'Aigle" à Golfe-Juan, le 1er mars 1814
"L'Aigle volera de clocher en clocher jusqu'aux tours de Notre-Dame" (Napoléon 1er, à la rencontre de Laffrey, 7 mars)
En trois semaines, Napoléon va rallier les troupes de Louis XVIII sans tirer un seul coup de feu. Il passe par Grasse, Digne, Gap, Grenoble, Lyon et enfin, Paris. Il est acclamé par la foule parisienne et le drapeau de l'Empire est installé sur les tours de Notre-Dame. Louis XVIII, lui, fuit à Gand en Belgique. Dès son retour, l'Empereur va proclamer l'acte additionnel aux Constitutions de l'Empire, libéralisant son régime et donnant un vrai pouvoir au corps législatif. Il envoie des lettres de paix aux Alliés mais le congrès de Vienne, le 13 mars 1814, le met "Hors-la-loi des nations" et toute l'Europe se mobilise, menés par la Russie, l'Autriche, la Prusse et l'Angleterre: c'est la septième coalition et le début de la dernière campagne, la campagne de Belgique.