La fulgurante ascension
Suite à sa nomination au poste de général en chef de l'armée d'Italie, Bonaparte, âgé à peine de 27 ans, est chargé de repousser les Autro-Sardes aux frontières des Alpes. En un peu plus d’un an, il bat cinq armées autrichiennes, fréquemment à un contre deux, et décide seul du sort de la guerre, les armées françaises du Rhin étant battues par les Autrichiens qui doivent affaiblir leurs troupes sur ce front pour envoyer des renforts en Italie. Dans une deuxième phase, il bat une nouvelle armée autrichienne envoyée en renfort et commandée par Sebottendorf à Lodi et Beaulieu à Borghetto. Le 15 mai 1796, le jeune général entre dans Milan, à la tête de son armée.
Victoire éclatante du pont de Lodi (10 mai 1796), une des plus importantes de la campagne, car elle ouvrit la route de Milan.
La bataille du pont d'Arcole (15 novembre 1796) où chargeant avec ses troupes, Bonaparte faillit y perdre la vie
Dans une troisième phase organisée autour du siège de Mantoue, il bat deux nouvelles armées autrichiennes commandées par Quasdanovich et Wurmser dans sept batailles, dont Castiglione et Roveredo. Enfin, les renforts commandés par Alvinczy sont à nouveau battus au pont d’Arcole et à Rivoli.
Tout en organisant l’Italie en républiques sœurs sur le modèle de la République française, il marche sur l’Autriche et signe seul les préliminaires de la paix de Leoben/Campo-Formio. La campagne d'Italie a coûté à l'Autriche près de 120 000 soldats, tués, blessés, ou prisonniers et l'Italie du Nord. Bonaparte, lui, s'en sort avec 30 000 pertes et conquiert la quasi-totalité de la péninsule italienne grâce à une campagne éclair et des traités avec la papauté.